Mis
en place depuis le 01 juillet 1992, le permis à point s'inscrivant à l'origine dans une démarche de prévention des accidents, et de baisse de la mortalité sur les routes, est aujourd"hui mis Ã
l'index par de nombreux concitoyens qui jugent que son efficacité est loin d'être reconnue.
Les chiffres d'augmentation du nombre de tués sur les routes, la recrudescence de conducteurs roulants avec un capital point de zero (c'est à dire sans permis ),tendent aujourd'hui à leur
donner raison.
Beaucoup pensent d'ailleurs qu'il est le prolongement du fameux "tolérance zero", et qu'au lieu de sanctionner l'état ferais mieux d'encourager.
Les sociétés d'assurances l'ont bien compris, en encourageant les bons conducteurs elles leur offrent la possibilité de s'affranchir du lourd tribu de la cotisation. Pourquoi ne
s'inspirerait-t'on pas de cela pour offrir un capital points supplémentaires aux bons conducteurs, une sorte de prime au civisme, (pas d'infractions enregistrées, au bout de 3 ans donnerait
2 points supplémentaires mais des que le capital serait inférieur à 12 points, il faudrait comme jusqu'alors le reconstituer jusqu'au palier des 12 points , la base de référence d'une
conduite irréprochable).
Sans augmenter le nombre de points supplémentaires sur le permis, on pourrait envisager le principe d'un bonus supplémentaire , payé par l'état (sous forme de credit d'impot), d'une prime au
civisme pour l'achat d'un véhicule (prime à la casse améliorée,qui ne serait pas liée à la vétusté de votre automobile), ou de primes pour les enfants de parents "bons conducteurs" pour le
passage de leur permis de conduire.
Est-t il normal de faire payer un automobiliste qui utilisant sa voiture de société au service de son employeur perd des points sur le seul fait que le trajet effectué ne l'aurait pas été
s'il ne lui avait pas été imposé ,et donc qu'il soit sanctionné sur son propre capital de point? Nous sommes là au limite du privé et ce qui est privé doit le rester.
Pour les utilisateurs professionnels, qui utilisent le véhicule de leur employeur, pourquoi ne pas créer un permis à point pour le patron, qui déclarerait son employé comme
utilisateur de la voiture , chaque faute serait alors enregistrée comme actuellement et constituerait suivant une échelle de peines déterminée, un avertissement.
Le capital de point arrivant à zéro obligerait l'employeur à payer une amende , ceci permettrait alors aux employeurs d'être plus vigilant sur les trajets, et les délais qu'ils imposent à leurs
employés.
MAIS MONSIEUR LES RALEURS , ces solutions aussi juste soient elles, ne seraient pas nécessaires si le civisme
élémentaire ,celui qui consiste à respecter les règles était de mise.
Chaque jour nous apprenons à nos enfants à respecter l'autre et surtout à respecter les règles; au sport, à la maison , dans la vie, et nous n'acceptons pas celles ci !!
Un peu d'humilité, il ne viendrait à l'esprit de personne, sous prétexte d'un désaccord legislatif, de voler en prétextant que notre niveau de revenu est trop faible pour avoir acces à ce que les
plus riches possèdent, il ne viendrait à l'idée de personne d'agresser quelqu'un pour un désaccord, un regard mal placé.Quoique ! Quand cela arrive, vous êtes les premiers à crier "harro sur le
baudet", à vociférer contre les fauteurs de troubles, au nom de la sacro sainte justice, et l'élémentaire droit de vivre paisiblement en société .
Alors ! Messieurs LES DONNEURS DE LECONS, le civisme c'est avant tout cela : respecter les regles.
D'ailleurs 12 points sur un permis c'est beaucoup, de quoi faire 6 infractions bénignes ou 2 grosses, ne croyez vous pas que lorsque la sanction est tombée une première fois ,voire 2 pour les
plus petites infractions, le message n'est pas passé, combien faudra-t-il de fautes acceptables selon vous, pour arriver au seuil de tolérance ?
Que d'énergie dépensée pour trouver comment faire de plus en plus de fautes sans être punis, et si ce dynamisme était mis à profit pour au contraire prendre conscience que la vie est précieuse,
pour mettre la pédale douce, et prendre le temps de vivre.
C'est là tout l'enjeu des prochaines décennies , notre monde en perpétuel agitation nous contraint à aller toujours de plus en plus vite car aujourd"hui le temps c'est de l'argent, prenons
donc le temps.
Imaginons que nous nous donnions tous le mot, qu'au même instant nous décidions tous de lever le pied, de respecter les règles, et bien que ferions nous de nos 12 points?
Sans conteste rien, le nombre de point sur notre permis ne conditionnerait pas notre façon de conduire, seul peut être la contrainte financière freinerai les irreductibles frondeurs.
Et l'on se retrouverait alors avec la situtation d'avant 1992, un permis, des sanctions et des amendes.
Comment l'état justifierait il alors sa politique de sécurité routière?
Et bien en augmentant de façon colossale, le montant des amendes, en aggravant les sanctions, en faisant un audit des infrastructures routières, des zones à risque et des zones sans dangers
potentiels, en adaptant sur chacune de ces zones les vitesses, en y ajoutant des dispositifs de sécurité (feux tricolores, giratoire, dos d'ane,...) et surtout en y mettant en oeuvre des
nouveaux moyens de controles. Tiens ! tiens ! Cela ne vous dit il rien, et oui le permis à point à montrer ces limites dans la lutte contre la violence routière alors l'état passe
à la vitesse supérieure (si si, elle, elle en a le droit), bienvenue le RADAR AUTOMATIQUE.
Mais c'est une autre histoire ...........
le permis a point pour les nuls :
http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/vos_demarches/vehicules/permis-conduire-points
passer le permis
http://www.lepermis.com/